Pourquoi reste-t-on malgré l’usure ? Cette question, née d’une recherche avec des aides-ménagères, a ouvert une enquête plus large – dans une entreprise d’insertion, puis une association d’aide à la jeunesse.
Ce qui retient ne se réduit pas au salaire ou à la peur du chômage. Les travailleur·ses évoquent les liens tissés avec les personnes accompagnées, les solidarités d’équipe, le sentiment de contribuer à un projet qui dépasse leur seule histoire.
Mais quand l’épuisement survient, il est traité comme un problème individuel – occultant ce que les témoignages révèlent.
Tissant situations vécues et concepts issus de la philosophie pragmatiste, de la pensée systémique et de l’éthique du care, ce texte s’adresse à celles et ceux pour qui penser, agir et apprendre ne se séparent pas.